| Même si vous n’avez
pas l’intention d’apprendre
la langue thaïe, quelques règles
de base vous permettront de mieux voyager.
Il est vraisemblable que vous n’apprendrez
pas à parler le thaï avant
d’effectuer un voyage dans ce
pays. Mais une simple compréhension
de la manière dont fonctionne
la langue et la mémorisation
de trois phrases faciles seront très
profitables pour enrichir votre expérience
de voyage.
-L’expression de la politesse
Quand on parle en thaï, il est
bon de terminer chaque phrase par
un mot qui ne se traduit pas facilement
ni nettement, mais qui exprime simplement
la politesse, davantage cependant
que «sir» ou «ma’am»
en anglais. En Thaïlande ce mot
reflète le genre de la personne
qui parle plutôt que celui de
la personne qui écoute. Les
hommes achèvent leur phrase
par «khrap»,
les femmes par «kha».
Dans les exemples suivants, nous avons
alterné les genres.
-Trois formules faciles.
N’hésitez pas à
demander à quelqu’un,
en Thaïlande ou bien dans l’avion,
de vous aider à bien prononcer
les trois expressions de base ci-dessous.
Il n’est néanmoins pas
nécessaire que votre prononciation
soit parfaite. Ces trois formules
sont si fréquemment utilisées
et attendues que vous pouvez en «estropier»
la prononciation et être néanmoins
compris.
Sawadee khrap.
(parfois prononcé sawasdee
; le second s
tombe) = bonjour, au revoir, bonne
nuit .....
Kop Khun kha = Merci.
Cependant dans les situations quotidiennes
banales avec quelqu’un d’inférieur
dans la hiérarchie sociale
(un chauffeur de taxi, un employé
ou un portier par exemple) un sourire
est plus adapté qu’un
merci formulé.
Arroy : Délicieux
!
Une phrase supplémentaire
à utiliser au restaurant peut
être utile : Mai Phet
= pas épicé !
Mais ne recourez pas systématiquement
à cette phrase. La plupart
des restaurants thaïs épicent
moins leurs plats pour les Occidentaux.
-L’alphabet
Les Thaïlandais utilisent une
transcription associant quelques 48
consonnes et 32 voyelles - plus ou
moins en fonction de la manière
de compter. Différentes lettres
peuvent être utilisées
pour exprimer le même son. Pire,
de trop nombreuses consonnes en thaï
ressemblent soit à des serpents
soit à des queues de cochon
en tire-bouchon vues par derrière,
ainsi avoir remarqué que «c’est
la lettre qui ressemble à une
queue de cochon en tire-bouchon »
ne vous sera d’aucune aide pour
lire le thaï. Pire encore…
une même syllabe peut être
prononcée sur cinq hauteurs
de voix différentes : basse
moyenne, haute, montante, descendante,
ces différentes tonalités
ont chacune des significations différentes.
La phrase "mai mai
mai mai, mai",
souvent citée dans les ouvrages
linguistiques, signifie : le bois
vert ne brûle pas, n'est-ce-pas
? Chaque "mai"
est prononcé avec une intonation
différente. Du fait que l’intonation
change le sens, les Thaïlandais
n’élèvent pas
la voix à la fin d’une
question comme le font les Anglais.
Quand cela est nécessaire,
un terme interrogatif équivalent
à "où", "combien"
ou "pourquoi" est inséré
à l’endroit approprié
de la phrase.
- Translittérations
Il n’existe aucune formule unique
et unanimement reconnue pour translittérer
le thaï à l’aide
de l’alphabet romain. Et aucune
n’est sur le point d’être
établie...
Ce problème est dû en
partie au fait que le thaï et
les langues occidentales ont des sons
qui ne sont en rien comparables. Prenons
pour exemple le son P.
Mettez un doigt devant votre bouche
et dites en anglais “Spain”.
Maintenant dites «pain»
(toujours en anglais). Vous aurez
probablement remarqué que davantage
d’air est exprimé la
seconde fois. Nous utilisons la même
lettre «P»
pour formuler à la fois les
sons les plus aspirés et les
sons les moins aspirés, alors
que le thaï les distingue. C’est
la raison pour laquelle l’île
située au sud du pays est diversement
prononcée Phuket
et Puket.
Le "ph"
(prononcé comme un "p"
aspiré, non comme le son "f"
de "photographe")
est parfois utilisé pour représenter
ce son. D’autre part, le “P”
non aspiré a presque le même
son que notre “B”
et on peut le trouver translittéré
soit comme un “P”
soit comme un “B”.
De la même façon existe
un son qui peut être représenté
par “K”
ou par “G”
et encore un autre qui se situe entre
le “T”
et le «D».
Par conséquent, les signes
figurant sur des plans de rue et le
long des routes peuvent facilement
créer des confusions pour un
Occidental visitant la Thaïlande.
Si vous avez deux plans sur lesquels
les noms ont été translittérés
en anglais, ils peuvent apparaître
orthogaphiés de manière
différente. La même chose
se produit avec les noms propres.
Le nom du roi est indifféremment
orthographié Bhumibol
et Phumiphon.
Quelques points sur lesquels il
convient d’être vigilant
:
- Les lettres S et
T sont souvent interchangées,
de même que T/D,
L/R, J/CH,
K/G.
- H est souvent supprimé
ou ajouté pour exprimer une
aspiration, sans changer totalement
le son. (On peut noter la prononciation
du mot Thaïlande lui-même).
L’exception est «ch»
prononcé comme notre «tch»
dans «Churchill».
- Les sons L et N
en fin de mot peuvent être interchangeables.
- Un mot qui apparaît comme
étant composé de deux
mots peut aussi être rencontré
comme composé d’un seul
élément.
- Les pronoms personnels.
Une autre chose encore : le thaï
offre dix manières différentes
de dire “tu/vous”
en fonction de la personne à
qui l’on s’adresse : un
ami ou un amant, un membre de la famille,
quelqu’un qui vous est supérieur
ou inférieur dans la hiérarchie
sociale etc.
N’y a-t-il aucune bonne nouvelle
pour celui qui veut apprendre le thaï
? Mais si ! La grammaire est beaucoup
plus simple que dans la plupart des
langues européennes. Le thaï
ne connaît aucune de ces distinctions
entre le masculin et le féminin
pour désigner des objets, si
difficiles à mémoriser,
pas de passé ni de futurs verbaux,
pas de pluriels. L’intonation
est le piège le plus terrible,
et si vous avez l’oreille musicale
peut-être réussirez-vous
à maîtriser cette langue.
Il existe des cours de langue en Occident
bien sûr, mais en vivant en
Thaïlande vous apprendrez mieux,
plus rapidement et pour moins cher.
Bonne chance !
|